pikoti’s top 10 things of 2013

Grand Theft Auto V
Une habile satire de l’Amérique, une ville de fous, un trio extraordinaire et une bande son qui sublime ce voyage en Californie. Difficile de s’en remettre.
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Vine
Machine à fabriquer des micro cinéastes et aspirateur de temps libre, j’ai passé beaucoup trop de temps cette année à fabriquer quelques uns de ces micro films de 6s et encore plus de temps à visionner ceux des autres.
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American Horror Story “Coven”
En matière d’épouvante et de frissons, il est difficile aujourd’hui de tomber sur de l’inattendu, d’être choqué ou profondément terrifié. American Horror Story y remédie avec moult folie. Cette année, son “Couvent” de sorcières à la Nouvelle Orléans est encore plus dérangé que l’asile et la maison hantée des saisons précédentes.
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Outrun
Kavinsky, cousin des Daft Punks ascendant hip hop, rend hommage à Giorgio Moroder, sample San Ku Kai et Dragonball Z, s’inspire des sonorités de jeux d’arcade des années 80 et livre l’album obsession de l’année qui tourne encore en boucle dans l’iPhone.
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The Stanley Parable
Le Being John Malkovich du jeu vidéo. Un jeu frappadingue dans lequel un employé rivé à son bureau décide de se lever de sa chaise pour découvrir des locaux déserts qui mènent à de funestes mondes parallèles. Le grand truc ici c’est l’échange avec le narrateur qui s’adresse directement au joueur, accompagne ses faits et gestes et ajuste son texte en fonction; tour à tour accommodant, moqueur, menaçant ou carrément autoritaire…
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Singapore
Une semaine là bas pour bosser sur AC4 Black Flag avec Ubisoft Singapour et je suis tombé en arrêt devant cette ville profondément moderne, sécuritaire et friquée à la croisée des cultures d’Asie, d’Orient et d’Occident. Je ne pense pas qu’il y ait d’autres endroits dans le monde où tu puisses par exemple te rendre dans un bar Japonais situé dans un quartier Arabe composé de bâtisses de type colonial britannique.
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IMAX
S’asseoir dans une salle et se perdre dans l’image avec la même intensité que lorsqu’on était petit c’est possible et recommandé. Au passage, les 5 meilleures expériences en format IMAX cette année étaient Gravity, Pacific Rim, Gatsby, Oblivion et Lone Ranger.
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R.I.P. Liu Chia Liang
Acteur, chorégraphe et réalisateur, Liu Chia Liang est au ciné kung fu ce que Gene Kelly est à la comédie musicale. Il a réalisé parmi les plus cultissimes films d’arts martiaux ever dont The 36th Chambers of Shaolin, Five Deadly Venoms, Eight Diagram Pole Fighters et Mad Monkey Kung Fu. Repose en paix Sifu.
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Ewing Focus
La plus exubérante et la plus recherchée des paires de baskets des années 90 conçue et produite par Pat Ewing des New York Knicks est de retour après 20 ans d’absence. Moi j’en ai trouvé une paire à Stockholm ;)
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The Epic Split
“I Have had my ups and down, my fair share of bumpy roads and heavy winds. That’s what made me what I am today…” Merci JCVD et bonne année à toi aussi.

Mon problème avec les tops de jeux vidéo en 2013

J’aime les tops, j’adore les tops. Ils m’obsèdent depuis mon enfance. A la télévision, dans la presse, ceux des cinéastes, des gamers, des écrivains, des musiciens et des camarades. Les miens aussi, ordonnés, rationalisés, classifiés, argumentés.

D’ailleurs ce blog est en train de se transformer en top des tops des phrases et machins avec lesquels je connecte au quotidien.

Le top fonctionne par connivence, on apprécie quelqu’un, on fait confiance à une publication ou un site. De fait on valorise leurs avis et porte attention aux tops et listes qu’ils publient.

Les consulter est une opportunité d’étendre son champ de connaissance, de découvrir des perles musicales, cinéma ou autres, et de questionner ses opinions lorsqu’on est en désaccord.

Néanmoins aujourd’hui j’ai un problème avec les tops, précisément avec les tops jeux vidéos. En cette fin d’année tout l’internet s’y est mis et le spectre des titres brandis comme “jeux” de l’année est juste ridiculement large.

Gone Home, The Last of Us, Papers Please, GTAV, Two Brothers, Terraria, AC4 Black Flag, Pokemon X/Y, Ridiculous Fishing, Far Cry 3 Blood Dragon, Kentucky Route Zero, Guacamelee, Tearaway, Zelda Between Two Worlds…

Nous mettons au même niveau des œuvres si dramatiquement différentes dans leurs formats, leurs ambitions, leurs cibles, leurs méthodes de productions et de distributions que le principe même du top ne semble plus correspondre.

C’est comme si dans un top ciné je réunissais films de cinéma, publicités, vidéoclips et documentaires télévisés. Cela ne ferait aucun putain de sens.

Et aujourd’hui avec la diversité de l’offre du jeu vidéo j’ai l’impression qu’on en est arrivé à un équivalent. C’est le bordel et cela engendre une radicalisation des tops.

Les tops jeu vidéo sont en passe de devenir une farce à l’étiquette où l’on hisse un jeu au sommet du top plus pour ce qu’il incarne que pour sa valeur en termes de jeu.

C’est dommage parce qu’à côté de cela tout un tas de suites ont brillé par leur excellence cette année: Rayman Legends est un des platformers les plus réussis de tous les temps, idem pour Tomb Raider en matière d’Action Aventure, Call of Duty Ghosts déploie la campagne solo la plus fun depuis Modern Warfare 2 et l’expérience Battlefield 4 online est toujours sans pareil.

Mais ces jeux sont les oubliés des tops, probablement pas assez arty, quirky, fresh, hip ou engagés.

Par exemple en matière de top du top hipstérique 2013, perso je me fais royalement chier avec un Gone Home alors qu’un Stanley Parable me stimule. Les deux sont bricolés, ont un ADN narratif fort prononcé et un goût pour les histoires déstructurées. Mais l’un est un piètre roman interactif alors que l’autre est bourré d’idées à jouer.

Donc cette année je ne me sens pas de faire un top qui mixerait autant de diversité. C’est injuste pour les indies, les blockbusters et les séries B. Et je n’ai pas non plus envie de fragmenter les tops en sub-tops car trop de tops tue le top.

J’ai donc finalement opté pour l’éparpillement le plus total au delà du jeu vidéo dans un top des tops de mes choses favorites ou marquantes de 2013.

Pour conclure, faisons attention à ne pas devenir trop hipstérique. Que le jeu devienne une plateforme d’expression artistique engagée est formidable, mais n’allons pas bouder le plaisir du jeu pour défendre un idéal. Nous risquerions de nous retrouver avec des jeux qui n’en sont pas assez.

Les Phrases de la semaine (2013.49)

“On ne va pas non plus appeler Valve et Bungie pour leur demander de nous attendre.”

“Leaving the dream? Yeah me too.”

“Oh JS, I heard you were sharp… Like a swiss army knife. Lol.”

“You were bringing a focus and an energy that’s missing now.”

“Putain ce projet a une concentration de Français juste incroyable. Jamais vu ça depuis que j’ai quitté la France.”

“Vous devriez vous entendre c’est un Parisien pur et dur. De ceux qui envisagent la France comme se limitant à Paris.”

“Tu viens du Nord Est de Paris? Mince. Je ne parle qu’avec ceux de la rive gauche, désolé.”

“Comment ça on ne peut pas rester en groupe d’une partie à l’autre dans BF4? Mais c’est de la merde en barre votre jeu de connards!”

“Si j’étais riche je prendrai une Prius. Si j’étais très riche je prendrai deux Prius.”

“Et t’es sur quoi maintenant?”

The Hidden opening scene, or how New Line Cinema designed GTA for Rockstar Games

Le recoupement avec GTA n’est pas un scoop, j’adore juste l’ouverture de cette série B opposant la police à un braqueur suicidaire en fuite dans une Ferrari 308 GTS.

C’est amusant de constater que ce braqueur en chaussures bateau, amateur de voiture de sport et de hard FM, dépourvu d’empathie pour le genre humain et tout sourire face à la mort est exactement l’état d’esprit qu’on adopte lorsqu’on joue à GTA.

Donc dans cette scène, The Hidden transforme le yuppie en sociopathe.
Depuis, GTA nous permet d’incarner ce yuppie sociopathe.
Qu’est ce que cela fait de nous?

Les Phrases de la semaine (2013.45) Cormac Mccarthy’s The Counselor special

“This is a cynical business. We seek only imperfections.”

“Women can sniff the moral dilema, the paradox. You want to know if a man has issues watch the way women react to him.”

“My guess is that in most cases if you still had the woman you’re weeping over you’d be weeping harder.”

“The truth about women is that you can do anything to them except bore them.”

“You truly know someone only when you know what he really wants.”

“You pursue this road that you’ve embarked upon and you will eventually come to moral decisions that will completely take you by surprise. You won’t see it coming at all.”

“They don’t really believe in coincidences. They’ve heard of them, they’ve just never seen one.”

“I don’t like decisions made for me. But if you put them off, waiting for the maximum information, that might be what happen. You think that there is still space enough to make the decision, and then there isnt.”

“Greed always takes you to the edge doesn’t it?”

“I only know that the world in which you seek to undo your mistakes is not the world in which they were made. You are at a cross in the road and here you think to choose. But here there is no choosing. There is only accepting. The choosing was done long ago.”

A short life, but a merry one ;)

The last two days at Gamex in Stockholm Sweden have been about relentlessly answering post release journalist questions and signing t-shirts for Assassin’s Creed 4 Black Flag. Now that all this is over, and while I’m having some traditional Nordic meat and potatoes meal accompanied by a few glasses of red wine at the hotel’s restaurant, I’m suddenly realising that today truly marks my very last contribution to the latest AC instalment.

The one production that put me in contact with a whole bunch of amazing people, made me travel in a year more than I ever did in my entire life, showed that a gigantic and fragmented team can actually work at the unison, and last but not least, largely contributed to help me put things in perspective after quite a tense experience.

Thank you Seb, Martin, Jean, Mustapha, Ash, Julien, Ambre, Pascal, Eric, Shadi, Adrien, François, Sylvain, Darby, Kama, Arnaud, Seb, Karl, Marie-Eve, Simon, Jean-François, Danny and all the others. We had a great time, forged friendships and made a game we can be proud of.

Now is the moment where I can truly meditate the “what’s next?” question on both professional and personal levels. But first I need to convince lightspeedchick we need help in terms of housekeeping, determine the Parisian Christmas schedule with all interested parties, grab that Far Cry 3 profitability bonus (and that AC4BF collector edition waiting on my desk), decide if I go PS4, Xbox One or both before the end of the year, watch American Horror Story season 3, finish GTAV, bring back the “Made to Stick” book that Mr. Plourde lent me years ago, and finally buy equipment to run and survive Montreal’s next harsh winter.

Bye bye Black Flag, let’s see what the future holds now.

pikoti’s top 10 of the PS3 / 360 generation

2005 – 2013: A generation where FPSs went number one, open worlds became the place to be, online games invaded the console market, season passes blossomed while overall, games became much more complex while trying to be more accessible…

In order to get some closure a few weeks before jumping to the next generation, I listed the PS3 / 360 games which marked me the most over that period of eight years. Ten games confirming that this generation blessed us with some of the finest and most absorbing experiences in video games history.

GTAV – 2013 – Rockstar – PS3/360/PC
A vibrant city full of vivid characters and things to play with, a super fun place to hang out with friends online, featuring the most compelling story ever delivered in an open world… Overwhelming from both a gamer and a developer perspective.
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Assassin’s Creed Brotherhood – 2009 – Ubisoft – PS3/360/PC
The most straightforward and rich Assassin’s Creed to date in which the “history is our playground” mantra shines. It’s also the episode that defined the Ubi-open-world-game-template still being used today.
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Fable 2 – 2008 – Microsoft – 360
Systemic storytelling is still some kind of a holy grail and Fable 2 is full of it. From dealing with love relationships to toying with the realm’s economy, it’s one of the greatest and funniest generator of personal game stories.
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Journey – 2012 – SCEA – PS3
One hour is what’s needed to complete this minimalist but touching journey, a mystical trip led alongside another traveller who could be human or AI. You will never know but you will care.
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Uncharted 2: Among Thieves – 2009 – SCEA – PS3
It’s Indiana Jones applied to video games where unique set pieces are chained with flair and brilliance. It became an instant reference in terms of pacing and mission design, and it remains today the pinnacle of the cinematic action genre.
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Lost Planet: Extreme Condition – 2007 – Capcom – PS3/360/PC
The multiplayer shooter made by Japanese for Japanese, meaning that dying was hard and doing cool stuff easy. This is personally where I fell in love with online multiplayer games.
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Left4Dead – 2008 – Valve – PS3/360/PC
The tension was almost unbearable and online friendships were shattered by the need for rushers and searchers to unite in order to survive. Still one of the most intense video game experience out there.
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Borderlands 2 – 2012 – 2K Games – PS3/360/PC
This one is not very original or very well made, but it blends genres and strikes a very sweet gaming spot which is going to be a next gen favorite: Cooperation x (Shooter + Freedom + RPG).
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Metal Gear Solid HD Collection – 2012 – Konami – PS3/360
Yes it’s a compilation, yes MGS2 is barely playable anymore but MGS3 is still a masterpiece (as evoked here) and it’s also the perfect opportunity to discover the PSP exclusive Peace Walker which is far more fun to play than its big brother MGS4.
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Street Fighter IV – 2009 – Capcom – PS3/360/PC
The sequel that managed to top its perfect original incarnation while preserving its roots and gave life back to the whole VS fighting scene in the process.
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Les Phrases de la semaine (2013.34)

“Juste un ptit heads up FYI comme ça tu vois, au cas ou.”

“Et pourquoi les Pirates?”

“What’s the difference in between current and next gen?”

“I love the game. It’s brilliant! So what’s coming next?”

“I guess the game is okay, don’t you worry about brand fatigue though?”

“JS, are you okay to do another interview?”

“Esti, 98% metacritic.”

“I’m bored with games made by 35y/o white males, I want the Spike Lee of video games to rise and push the medium forward.”

“I wish we could make a game not revolving around violence.”

“You’re making videogames eh? So you’re the cause of the end of western culture.”

Rewind This! le docu VHS pour ne pas oublier

Rewind This! couvre les années VHS avec force témoignages d’insiders et de collectionneurs Nord Américains et Japonais; et à mesure que le documentaire déployait l’historique – de Basket Case au porno en passant par les direct to video Japonais et la double cassette Titanic – j’ai été assailli par mes propres souvenirs. Parce que c’était la même chose à Paris, France, Europe: nous pouvions tous nous approprier le cinéma et la télévision, ce qui pour un gamin né à la fin des années 70 était alors la chose la plus fascinante et extraordinaire que le monde ait jamais inventé…

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Je me souviens des cassettes de films enregistrés à la télé dont j’avais composé les illustrations de jaquettes, comme celle de l’Homme au pistolet d’or et de Tonnerre de feu.

De Bruno Vidéo Club sur la place Rhin et Danube dans le XIXème avec son rayon “baston” et ses locations à 25 francs la journée.

De la collection “Pop Corn” de Warner, de ses jaquettes grises métal avec des confettis jaunes et roses fluos, écrin des années 80 pour des films créés juste pour moi: Superman, les Goonies, Gremlins…

De ma première cassette à “moi”, Indiana Jones et la dernière croisade. De L’Espion qui m’aimait, ma première VHS PAL (qui passait en noir et blanc en France). De mon premier lecteur PAL/SECAM/NTSC et de ma première cassette NTSC, une version pan&scan de The Killer. De ma première cassette d’Anime pirate aussi, avec Urotsukidoji et Megazone 23 dessus. ..

De Street Trash que j’avais dû ramener chez Bruno tellement c’était insoutenable. Des Griffes de la nuit, regardé chez un copain beaucoup trop jeune, comme pour Derrière la porte verte d’ailleurs. De Tetsuo the Iron Man aussi, que je mettais en pause régulièrement face au déferlement d’images tordues.

D’un voyage à Londres à 15 ans entièrement organisé autour de la rencontre avec mes héros de l’époque: les gars des labels VHS Made In Hong Kong et Eastern Heroes.

Du temps où j’étais passé de client à employé chez Album vidéo rue Dante dans le Vème. Au moment du boom DVD, alors que l’on commandait encore des VHS obscures aux quatre coins du monde et collectionnait des LaserDiscs aussi encombrants qu’hors de prix.

Des films amateurs tournés en HI8 avec les amis du XIXème et montés sur le banc vidéo que ma mère avait acheté sur un coup de tête, et surtout de la fameuse VHS docu gonzo tournée avec Ben Rozovas au festival de Cannes et aux Hot d’or en 98.

De ma réserve de Weed cachée à l’intérieur d’une VHS, et du micro tournevis qu’il ne fallait pas égarer.

De la collection faramineuse de VHS, VCD, LD, DVD et BLURAY qui traîne entre chez mes parents et mon ex femme à Paris, ainsi que dans le locker du garage et les étagères de l’appartement de Montréal.

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Et dire que désormais je m’en fiche, conquis par l’instantanéité de itunes et flixster, ma collection est devenue un amas de carcasses de plastique colorées, vestiges d’un temps révolu où les films étaient rares et précieux.

Journey to the West: Conquering the Demons – Quand Stephen Chow réalise l’ultime blockbuster de 2013

Journey to the West (Le Voyage en Occident en français)
Roman populaire du seizième siècle, clef de voute de la mythologie Chinoise et Asiatique (le manga Dragonball par exemple en est très largement inspiré), histoire fantastique et spirituelle narrant le périple vers l’Inde d’un moine et de sa troupe de gentils démons (dont le roi singe en vedette) partis à la recherche des textes sacrés Bouddhistes, les 22 Sutras.

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Stephen Chow
Une des quatre figures clefs du cinéma de Hong Kong de ses trente dernières années. Si Jackie Chan et Jet Li sont les princes du Kung Fu, et si Chow Yun Fat est le roi du polar, alors Stephen Chow est l’empereur de la comédie. Très physique et expert en comique de situation, il est une sorte de croisement entre Jim Carrey et Groucho Marx. Il est progressivement passé derrière la caméra et a réalisé entre autres Shaolin Soccer qui fut un succès vidéo planétaire au début des années 2000. Journey est son premier film en tant que réalisateur / scénariste uniquement.

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Journey to The West: Conquering the Demons
Où comment prendre le mythe à contre-pied en transformant les “gentils” démons du roman en monstres abominables tout en racontant les origines du moine avant son périple, lorsqu’il n’était encore qu’un jeune homme candide chassant le démon armé seulement de sa foi. La première séquence donne le ton avec un démon aquatique terrorisant un village de pêcheurs. Et comme chez Tarantino on passe d’une émotion à l’autre, à la merci de chaque rebondissements dans lesquels pitreries, cabrioles, suspense et atrocités font bon ménage.

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Blockbuster 2013
Journey fait partie de ces récents films conçus pour irradier globalement et tout particulièrement séduire une Chine en plein accès de boulimie de films à grand spectacle, avec toute la démesure visuelle et sonore associée au traitement IMAX 3D.

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Ultime
Parce que j’écrivais ici même il y a quelques semaines que je rêvais de blockbusters plus téméraires, plus humains, mieux écrits et avec plus de caractère. Là dessus Journey a dépassé mes attentes.

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Alors oui il y a un petit côté kitsch à la chose et les FX sont loin d’atteindre le niveau Hollywoodien, oui c’est un film éminemment Chinois dans son rythme et son humour, mais au delà de son ADN asiatique se tient un nouvel incontournable du cinéma populaire mondial.

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Sorti en Février 2013 pour le nouvel an Chinois, Journey a ramassé dans les 200M$ en Chine, soit un peu plus que Transformers 3 et un peu moins qu’Iron Man 3 là-bas. Donc pas de doute aussi, ce Journey va être franchisé…

Journey to the West: Conquering the Demons, 2013 – Réalisé par Stephen Chow et Derek Kok, chorégraphié par Hin Chu Kuk, avec Huang Bo et Shu Qi.