Where in the world is pikoti?

Montreal – Las Vegas – Montreal – Sofia – Paris – Montreal – Quebec – Montreal – Singapore…

Current month is just mad crazy, spilling weekends on planes and not really knowing on which time zone I’m living on anymore.

BUT I get to discover great places, meet wonderful people, enjoy impromptu time with my son and at last travel to Asia.

Hopping to discover Singapore’s night life, catching up with Wong Kar Wai’s take on Ip Man in a theater nearby and grabbing as many Hong Kong films on Blu-ray as possible.

Year of the Snake

KUNG HEI FAT CHOI!

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Today marks the beginning of the year of the snake,

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Just like Chien Fu above, I’m a motherfucking snake,
A “Capricorn Fire Snake” to be precise,
which are known to be arrogant little fuckers…

The Sign of the Snake
“The Snake is the intuitive, introspective, refined and collected of the Animal Signs. They are attractive people who take cries with ease and do not become flustered easily. They are graceful people, exciting and dark at the same time.”

“Contemplative and private, the Snake is not outwardly emotional. He can appear cunning and reticent and works very modestly in the business environment. The Snake will plot and scheme to make certain things turn out exactly as they want them to.”

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About Capricorn Fire Snake
“Capricorn Fire Snakes can be seen as snobby, when in reality they are simply the quiet types. They also can be a bit loud, speaking their minds and smothering you with their opinions. This does add a twist to the snake’s dynamic and vibrant character, as he is quite the extrovert.”

“Capricorn Fire Snakes have a great wisdom. They are intriguing communicators who leave you breathless after a conversation. These Snakes can change even the most obstinate mind with their powers of persuasion, convincing you their opinions or ideas are better than yours. This does make them a little self-centered, but you can’t say they aren’t driven for success.”

(I’m all pumped now :-) ) au travail Chien Fu.

HAPPY FUN TIMES (Vegas, 4/4)

J’atteins néanmoins la déchéance absolue du gambler en attendant le show Beatles LOVE du Cirque du Soleil. Je retourne à mon type de machine à 25c et me fait striper de l’intégralité du cash prévu a cet effet, et bien plus encore. Pas de gain, que du désespoir, l’impression d’être une merde lamentable et l’envie soudaine de quitter tout ce bordel.

J’étais devenu un accroc qui n’avait pas eu son fix de victoires.

Le soir venu après le show, suite à quelques verres accompagnés de cigares dans le bar terrasse à l’entrée du Mirage, lightspeedchick me convainc d’essayer les machines à 1c. Celles à thématiques Grèce ancienne type Kronos ou Zeus.

Vers 23h, nous nous asseyons côte à côte dans la salle du Mirage, chacun avec 20$ placés dans des Kronos II.

Je comprends rapidement pourquoi lightspeedchick apprécie ces machines. Il y a plus de combinaisons possibles – même si elles sont cryptiques – et il y a des power ups qui offrent régulièrement la chance de décrocher des lancés supplémentaires joués automatiquement par la machine sur une musique emphatique. A cela s’ajoute la possibilité de combiner des images de Kronos pour décrocher de plus gros gains.

Ces deux éléments créent des events excitants qui viennent rompre la monotonie des tirages. Petits jeux à 1c certes, mais pavés de moments de tension stimulants, ce même si au final les gains sont minuscules.

Je comprends alors ce que me disait lightspeedchick un peu plus tôt lorsque je m’étais petit suicidé financièrement: « Tu vas souffrir a Vegas si tu joues pour gagner et pas juste pour t’amuser. »

Et puis il y a tout de même la possibilité de décrocher un bonus de 300$ à 500$ de gains cumulatifs à chaque fois qu’on remporte une mise.

Résultat, à 3h du mat nous sommes toujours devant nos Kronos II sans avoir remis d’argent. Lightspeedchick a décroché la timbale, j’ai quasiment essuyé mes délires de la journée et nous avons gagné suffisamment pour bien nous amuser jusqu’à la fin du séjour.

Finalement, Vegas m’a permis de réaliser qu’en laissant de côté les petits rêves de grandes fortunes il était sincèrement envisageable de s’amuser.

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BLACKJACK (Vegas 3/4)

Toujours au Wynn, nous décidons de bouger après 1h sur les bandits manchots et quelque chose comme 150$ de profit.

C’est alors qu’une zone de blackjack à 10$ attire lightspeedchick. Tout en nous y rendant, elle m’explique qu’avant la récession il était impossible de trouver des tables avec de si petites mises dans les casinos de grands standings, car c’était dans le temps une spécificité des rades pourris exclusivement.

Je file 100$ des gains à Lightspeedchick et m’installe en observateur à ses côtés. Nous sommes seuls à une table vide. La croupière est dans sa cinquantaine, visage bouffi cheveux sombre et frisé, probablement d’origine italienne.

Gagner ou perdre n’a que peu d’intérêt ici. Nous avons passé une heure et deux drinks à cette table, et sommes partis avec 10$ de plus que ce que nous avions au départ.

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Ce sont les gens venus progressivement s’ajouter à notre table qui se sont avérés fascinants. D’abord une bande de gars en jersey NHL de St Louis. Le leader du pack avait tellement l’air d’un douche bourré que je commençais a m’imaginer dans la demi heure suivante aux urgences avec la gueule tuméfiée.

En les voyant débarquer, l’image qui s’est cristallisée dans mon esprit était celle de la bande de brutes qui violent Elisabeth Shue dans Leaving Las Vegas en lui lançant un “I wanna fuck up your butt”.

Mais je dois regarder trop de films car le gang des jerseys était finalement tout a fait sympathique bien qu’un peu trop prompt à parler argent, affaires, business ventures and all that. Le leader du pack particulièrement, se vantait d’être un brillant investisseur de 27 ans et blablabla.

A ceux là c’est ajouté un petit Chinois. Profil mince et discret à la manière de l’acrobate dans Ocean’s eleven. Tranquillement il jouait sans dire un mot, mais ses yeux et son attitude en faisait un des participants les plus présents. Donnant des petits coups de coudes sympathiques à Lightspeedchick à chaque fois qu’il faisait un blackjack.

Un autre joueur est arrivé seul, en costume casual avec l’air du gars qui essaie depuis toujours d’être cool. Il aurait pu faire partie de l’équipe de Steve Carell dans the Office.

Après son arrivée malheureusement l’ambiance à la table devint moins fun. Car lui, la croupière et l’entrepreneur de 27 ans se sont mis trop sérieusement à parler business, investissements immobilier, tricks d’assurances et combien les banques recherchent aujourd’hui des gens legits à qui prêter de l’argent. Money money money.

A Las Vegas à une table de blackjack pour petits joueurs avec des Américains qui ne parlent que gros sous.

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Ensuite c’est la découverte des metas possibilités des cartes de fidélités. Après le blackjack, nous étions convaincus d’avoir accumulé suffisamment de points pour tenter notre chance à la roue et ses cadeaux awesome: free buffet, 10k$ pour jouer aux slots machines, etc.

Il manquait malheureusement encore une poignée de points, MAIS s’être pointé au guichet pour “confirmer” la carte de fidélité du Wynn nous a valu 10$ en points slots machines. De quoi accumuler pour le tirage.

On va jouer, on revient, on tire la roue, on tombe sur 0 évidemment MAIS le gars nous annonce que nous sommes éligibles pour un tirage au sort à 18h avec un grand prix de 500k en voyages en jets privés (ou en cash). Il est 16h30, on voulait repasser à l’hôtel, mais forget that. Prenons les tickets du tirage et patientons jusque là.

On retourne donc à nos machines favorites. On boit, on fume (même si en fait on fume pas hein ;-) ), on appuie sur des boutons, les yeux rivés à l’écran en espérant décrocher le gros lot. Les 100k$.

Je me prends à rêver à ce que je pourrais faire avec ces 100k$. Rembourser mes dettes, ne plus avoir à me soucier matériellement des allers retours en France, acheter quelques babioles de luxe dans les magasins du Caesar Palace ou du Bellagio. Je rêve même au 500k$ en cash et me demande si ce serait assez pour m’acheter un appart correct à Paris.

On gagne un peu, on boit pas mal. 18h arrive, nous sommes avec quantités d’autres joueurs aux rendez vous du tirage. J’ai trois tickets, trois chances, les numéros tombent, j’ai perdu. K thx bye.

WYNNING (Vegas 2/4)

Le jeu. Direct, je me fais prendre dans le système et suis ébloui. Je choisis une machine à sous classique. Un rouleau qui tourne avec une unique ligne de gain, en opposition avec une machine virtuelle et ses icones cryptiques et 30 lignes de gain formant une toile d’araignée imprévisible.

Cette machine classique est aussi une machine “progressive” avec jackpot. A chaque fois que je la lance, j’ai deux buts. Le petit but est d’aligner whatever symboles pour un petit gain. Le grand but, le rêve, est de décrocher le jackpot de 100k$.

Je mets un 20$ dans cette machine à 25c, et max out le pari avec un multiplicateur de trois. A chaque lancer j’investis 75c et potentiellement triple les gains.

Une hôtesse débordant de sympathie siliconée me demande si je veux un drink. J’acquiesce et lui demande une Corona. Elle sourit puis exige mon ID. Déjà un peu saoulé mais toujours courtois je lui tends mon passeport sans faire mon Français. Elle check ma date de naissance, me dévisage toujours en souriant et me rend mon passeport avant de se retirer.

Deux choses à retenir: 1) FREE DRINKS. Free drinks, everywhere all the time always (+ le droit de fumer cigarettes et cigares everywhere, all the time always). 2) Vegas est à cheval sur l’âge des joueurs / buveurs et bien qu’âgé de 35 ans, il semble que mon look juvénile soit confondant. Et pendant tout ce séjour, à chaque fois que je me suis assis à une table, une machine ou whatever gambling related, une serveuse, un manager ou un croupier va me demander mon ID dans les 30s suivant mon arrivée. A CHAQUE FOIS.

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A mon deuxième lancer un manager de zone, vieil asiatique poli, me demande si j’ai la carte de fidélité du casino Wynn. Je lui réponds par la négative, il m’en propose une et commence a m’énumérer ce que je pourrais en tirer. Un gain overtime, une chance à un tirage pour des lots à chaque fois que j’atteins un seuil de points, etc. J’accepte l’affaire. Lui aussi check mon passeport, puis me fait remplir un formulaire.

Le vin, les Mojitos, le décalage horaire et l’ambiance d’île au plaisir font que même si il est 13h, je suis docile et tous mes reflexes de défense de Parisien sont baissés. Je lui donne mon adresse, mon mail, mon téléphone. Whatever. Je récupère la carte et retourne à ma machine.

En termes de game design c’est fucking briliant, j’ai l’impression de jouer au plus excitant des free to play ever et me laisse porter par le but micro (gagner whatever), le but macro (gagner les 100k) et le gain overtime (la carte de fidélité du vieux Chinois).

Ce que j’ignorais, c’est que la carte du vieux Chinois et sa myriade de potentiels gains allaient tenir lightspeedchick et moi même captifs pendant plus de cinq heures dans ce même casino…

MONEY TALKS (Vegas 1/4)

Vegas nous assaille à peine assis dans le taxi. Une voix off de crooner sortant des enceintes arrières détaille l’offre du Wynn. Une tablette attachée au plafond seconde visuellement ses propos. Restaurants, boîtes de nuits. Only the best. Le crooner name droppe les plus grandes marques de luxe et se targue d’avoir le seul magasin officiel Rolex ainsi que le plus grand garage Ferrari aux Etats-Unis.

Ils ont un bar Sinatra aussi, avec un cocktail Sinatra qui dixit le crooner: “bien que Sinatra n’en ait jamais bu je suis sûr qu’il l’aurait aimé.” Le speech se termine avec insistance sur le fait que Vegas va tout faire pour qu’on s’amuse, que nous passions un bon moment.

« Fun is the key. »

Bienvenue au parc d’attraction pour adultes et accessoirement le plus gigantesque temple de la consommation au monde.

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Une vague odeur de cigarette à l’arrivée dans le hall du Caesar Palace, puis ensuite la réalisation que les casinos sont fumeurs. TOUJOURS FUMEURS EN 2013.

Le premier contact est la galerie marchande du Caesar Palace. Le plafond simule le ciel et passe progressivement du jour à la nuit. Les allées s’apparentent à un set de cinéma ambiance Rome ancienne. Moulures, colonnes, statues et une succession de boutiques de luxe juste complètement débile.

Apres la thématique Rome ancienne du Caesar Palace, c’est le Venetian et son Italie de la Renaissance, avec son Venise en carton pate, ses canaux peuplés de gondoles et de chanteurs de guimauve italienne. On déjeune à une terrasse au bord de l’eau dans un cadre 100% fake.

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Le soir venu, complètement à plat après un après-midi passé à jouer au Wynn, nous allons diner au Mesa Grill. Sorte de steak house / nouvelle cuisine censée être une des offres prestigieuses du Caesar Palace. Ils y servent des steaks de 1,5kg si l’envie y est.

Le lieu est immense. Clairement un architecte d’intérieur s’est donné bien du mal, comme d’autres d’ailleurs avec chaque mètre carré de cette ville mega fun times exubérante.

La nourriture au Mesa est fraîche, les portions généreuses, la présentation élaborée, les prix relativement élevés. Mais les plats eux mêmes manquent de finesse, pour moi c’est un fromage qui phagocyte le tout, pour elle c’est un épice.

Le lendemain matin, par hasard nous tombons sur un Double Decker Bus Tour et nous embarquons pour une visite de la ville.

Anecdotes à dormir debout à chaque coin de rue, vieux endroits décatis. Chantiers pharaoniques en suspens depuis la crise économique. Evocation de la mafia comme si c’était devenu politiquement correct et cool. La piscine aux requins du Golden Nugget. Les thématiques super bateaux pour séduire le plus grand nombre (Egypte, Tropiques, Cirques, Chevaliers). Les casinos plus modernes qui se détournent des dites thématiques pour se focaliser sur une expérience “luxe”…

Nous revenons sur le Strip, passons devant le Bellagio et son spectacle du bassin d’eau qui servait de conclusion a Ocean’s Eleven puis nous nous engouffrons dans le Paris. Un casino compilant l’ambiance Parisienne dans la même veine que les Italies en carton pâte.

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Là, les pieds de la fake tour Eiffel cohabitent avec la mini version du pont Alexandre III. Colonnes Maurice avec des affiches des Jersey Boys et des slots machines partout. Toujours les mêmes machines d’ailleurs: Sex and the city, The Price is Right, Superman, Wizard of Oz, Godzilla, Kronos, Zeus, Cleopatra, Deal or no Deal, Black Widow, Golden Dragon, Rich Uncle, Universal Monsters, etc.

Au diable l’habillage. Juste joue.

Nous prenons des croques monsieur à la terrasse du café de l’île st louis. J’ai l’impression d’avaler une motte de beurre. Nous nous promenons ensuite dans les rues du Paris et rions des panneaux en français dont les inscriptions sont toutes précédées d’un article. Comme « le internet ».

Le point d’orgue du voyage fut le show Beatles LOVE du Cirque du Soleil. Comme du Méliès en live, danseurs et acrobates hors pairs, transitions incroyables, machines steampunk radio-commandées. Overload d’information et d’action. Les Beatles pliés aux délires du Cirque dans un show néanmoins beaucoup plus intime que celui du lancement du Kinect de l’E3 2009. On en sort saoulé mais heureux, et tout est oublié dès le lendemain matin.

A plusieurs reprises pendant le séjour, j’ai éprouvé le besoin de sortir dans la rue pour respirer au grand air et échapper un instant à la cacophonie enfumée des Casinos.

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Le gigantisme, collage de formes et de couleurs en surimpression, surcharge de détails à perte de vue.

Las Vegas est une anomalie boursoufflée, un lieu où tout a un prix, où tout est permis. Une cité dont l’existence même est liée à l’argent et dont chaque bâtiment, chaque salle, chaque attraction, chaque machine, chaque table est conçu pour soustraire cet argent. Les thématiques tapent dans les plus grands dénominateurs communs, les jeux sont aguicheurs et simples, l’encadrement s’assure que le client soit le plus à l’aise possible.

Orchestration de plaisirs stériles, nous vivons dans l’instant avant de l’oublier aussitôt. A bien y réfléchir, Las Vegas m’a beaucoup appris sur mon métier, mais aussi sur la direction plus globale du divertissement aujourd’hui.

“Go basic, go big, make them feel not think, promise the moon and get the money.”

Les Phrases de la semaine (13.4)

“Imagine qu’en fait le report de GTAV à Septembre était un premier pas vers une annonce next gen?”

“Hey man we busted each others balls big time but I’d work with you again anytime. Let’s hug it out!”

“Est-ce que tu pourrais envisager d’enchaîner ton séjour à Sofia avec Singapour?”

“Le e-sport grossit sa mère, tout le monde veut en être. Néanmoins tu ne choisis pas d’être e-sport, le e-sport te choisit.”

“On s’en fout que tu reset ta partie ou que tu acceptes la perte, le permadeath ajoute de la tension et du poids à chaque décision prise.”

“Good judgment comes from bad experience and a lot of that experience comes from bad judgment.”

“Monsieur, il eut été préférable que vous ayez mis en place un accord légal lors de la séparation.”

“And how is she? She’s in Peru right?”

“Là je vis comme une lune de miel, mais j’attends le moment où ils vont me casser. C’est arrivé, cela arrivera encore.”

“I see that you’re riding the wave, that’s good. That’s what I’am doing too. Don’t go under or above, just ride it and everything will be fine.”

Gaming cycle 2004-2012 part 3/3: nous sommes next gen

Jeux à downloader: le jeu en liberté
Xboxlive Arcade, Playstation Network, Steam, Appstore, Nintendo e-shop. Autant de boutiques en ligne proposant une multitude de jeux à petits prix qui favorisent le fun et la simplicité, ou prennent le risque d’oser la différence avec un brin de folie. Eldorado pour beaucoup d’entrepreneurs, espace de liberté pour dévelopeurs qui ne veulent plus participer aux compromis inhérents à la production de blockbusters, attendons-nous à ce que ce soit de là que viennent les jeux qui feront avancer le jeu.

L’iPad a déjà remporté la victoire
Les enfants veulent toujours des consoles Nintendo mais ils préféreraient avoir des iPads. Sur les Champs Elysées, les touristes brandissent leurs iPads pour prendre des photos de groupes. Même les grands mères savent s’en servir.
En plus d’être un relais des réseaux sociaux et une plateforme de jeu, l’iPad sert aussi à acheter séries TV, magazines et livres. L’iPad est devenu le meta objet du monde moderne, la corne d’abondance personnelle et portative.
Pour toutes ces raisons, l’iPad incarne déjà la next gen.

Sinon t’achètes encore des jeux toi?
Entre les jeux Facebook gratuits et les free to play du Appstore, le rapport au jeu évolue violemment. Nous nous attendons à prendre du plaisir instantanément, nous abandonnons plus vite que nous ne téléchargeons, et nous rechignons à dépenser 4.99 quand nous aurions payé 49.99 sans hésiter pour la même chose en boîte il y a dix ans…

La QUESTION?
WHAT THE FUCK IS GOING TO HAPPEN TO PREMIUM AAA 50M+ BUDGET BOXED CONSOLE GAMES SOLD FOR 69.99?

Gaming cycle 2004-2012 part 2/3: nous sommes paumés

Le jeu de tir sur-domine le marché
Pointer, tirer, mourir, re-spawner. Une expérience viscérale et primaire qui prend désormais toute la place. A l’image du cinéma qui n’ose plus prendre de risques et se focalise sur le film d’action pour gamin de 8 ans, le jeu vidéo est aujourd’hui complètement bloqué sur le jeu de tir pour gamin de 12 ans. Heureusement que des Bioshock, Portal et FarCry osent repousser les limites du genre, parce que perso je crois que sans ces bouffées d’air frais je hurlerais à l’extinction imminente du jeu de tir pour faute de stagnation.

Cycle long pour époque supersonique
Le cycle de vie d’une génération de consoles est en moyenne de cinq ans. Avec presque une décennie en compagnie des mêmes machines, nous venons de traverser le plus long cycle ever. Ce, à une époque où technologies et communications n’ont jamais évolué aussi rapidement.
Et en même temps le Kinect a redéfini la xbox en milieu de parcours, la DS a été modifiée à plusieurs reprises et on ne compte plus les mises à jour drastiques des OS de nos consoles. Sans compter Apple qui est venu changer la donne en cours de route.
Et si les plateformes et les offres se démultiplient, la franche innovation, celle qui va nous foutre le cul par terre et nous promettre de nouvelles expériences (comme la 3D à l’époque de la première Playstation) n’est plus à l’ordre du jour. Nous vivons désormais à l’aire du “v0.1″.
Il n’est pas loin le temps de l’abolition des cycles.

La QUESTION?
Alors qu’une surabondance de propositions engorge le marché, d’où va venir l’innovation?

Les Phrases de la semaine (2013.1)

“Ce n’est ni pour l’argent ni pour la gloire que l’on fait des jeux, c’est avant tout pour apporter du plaisir aux gens.”

“Je m’en calice des westerns et je n’aime pas Tarantino. Donc oui je te fais une faveur en allant voir crisse de Django.”

“Franchement vous me faites marrer à annoncer sur Facebook que vous arrêtez Foursquare.”

“Tu te dis, merde, on revient en arrière, undo, bah non. Dans la vie ca marche pas”

“Apprendre le décès d’un ami d’enfance via Facebook, ça c’est fait.”

“Tout ce que tu postes sur ton blog est fucking déprimant.”

“Le truc c’est que le marché est tellement en train de bouger, et de maniere tellement bizarre…”

“Mais est-ce que tout ce putain de cirque en vaut la peine?”

“Tu vois, il ne me faut pas grand chose d’autre si ce n’est un homme qui danse lorsqu’il est heureux.”

“Bonne année oui. (pause) Bonne année.”